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Banque de l’AES : Balibié Serge Auguste Bayala nommé à la tête de la BCID

Dans sa dynamique de réformes économiques, la Confédération des États du Sahel (AES), la technocrate Burkinabè conduira la Banque Confédérale pour l’Investissement et le Développement (BCID-AES).

Professeur Titulaire des universités, expert en gestion financière, Serge Auguste incarne une génération de cadres africains alliant excellence académique, expérience opérationnelle et vision institutionnelle. Titulaire d’un Doctorat (PhD) en Gestion Financière de l’Université de Groningen, il a près de 30 ans d’expérience dans le monde des finances et la conduite de réformes institutionnelles structurantes.

Au Faso, il fut au centre de la mise en place de la Caisse des Dépôts et d’Investissements (CDI-BF), contribuant à doter son pays d’un outil structurant de mobilisation de l’épargne longue au service de l’investissement productif. Sur le plan régional, Pr Bayala dirigea le Centre Africain d’Etudes Supérieures en Gestion (CESAG) à Dakar, le repositionnant comme hub d’excellence, boostant son aura académique. Le financier retenu a également intégré le haut management de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), notamment au sein du COFEB ( Centre Ouest Africain de Formation et d’Études Bancaires). Expérience où il a contribué au renforcement des capacités des décideurs publics et des banques centrales de la sous-région occidentale.

Place donc à la Banque Confédérale pour l’Investissement et le Développement de la Confédération des États du Sahel (BCID-AES) qui vient d’ouvrir. Une institution financière qui s’inscrit dans la dynamique de consolidation de l’AES, et répond à une ambition claire : doter l’espace sahélien d’un instrument autonome de financement de son développement. Beaucoup y voient une phase pilote pour aller vers une monnaie autonome du CFA, conformément à la souveraineté monétaire affichée par le trio souverain (Mali, BURKINA et Niger).

Si des maliens furent majoritairement affectés à la télévision de l’AES, le Burkina prend la main pour l’instance bancaire d’ici que le parlement confédéral soit effectif.

IDRISSA KEITA

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