Gouvernance portuaire : Suite à la sortie du Gecam, le Port Autonome de Douala défend la réforme du scanning et appelle à la concertation
Face aux critiques relayées par le patronat sur l’organisation du contrôle des marchandises, l’Autorité portuaire de Douala réaffirme la légalité de sa démarche, rappelle le cadre tarifaire en vigueur et pointe les risques liés au blocage des procédures douanières.

Le Port Autonome de Douala a réagi à la publication, sur les réseaux sociaux, d’un communiqué du Groupement des Entreprises du Cameroun évoquant des inquiétudes sur le dispositif de scanning au port de Douala-Bonabéri. L’institution portuaire se dit surprise que ces préoccupations n’aient pas été portées, au préalable, dans le cadre habituel des échanges avec l’Autorité portuaire, alors même que le patronat est membre de ses instances de concertation.
Le PAD rappelle que sa mission centrale consiste à garantir la sûreté des flux, la conformité réglementaire et la sécurité des installations, tout en préservant la fluidité des opérations et la compétitivité de la place portuaire. La réorganisation du contrôle non intrusif, incluant le scanning des marchandises, s’inscrit selon lui dans les orientations des pouvoirs publics, mises en œuvre dans le respect des textes applicables.
Sur le terrain des coûts, l’Autorité portuaire souligne que les tarifs portuaires ne deviennent opposables qu’après homologation par l’Autorité Portuaire Nationale, au terme d’un processus associant la communauté portuaire. Les prix en vigueur, appliqués depuis 2019, ainsi que ceux des opérateurs privés autorisés, relèvent de ce cadre. Autrement dit, aucune tarification ne serait imposée hors procédure.
Le PAD renvoie également aux mécanismes de concertation permanente, notamment le Comité consultatif d’orientation de l’activité portuaire, où siègent plusieurs organisations professionnelles. Pour l’Autorité, ces espaces doivent rester le canal privilégié de discussion afin d’éviter l’escalade médiatique et les malentendus opérationnels.
Point clé du communiqué : la véritable menace pour l’activité économique ne viendrait pas du scanning à 100 % des cargaisons, mais de la décision de l’administration des Douanes de suspendre certaines liquidations de déclarations. Une situation que le PAD qualifie de « risque systémique » pour la chaîne logistique.
En conclusion, l’Autorité portuaire plaide pour la préservation des procédures de passage portuaire et invite l’ensemble des acteurs à privilégier un dialogue constructif. Objectif affiché : garantir la continuité des échanges et soutenir, sans heurts, le commerce extérieur et les économies nationale et sous-régionale.



