GEC Doha 2026 : Le Cameroun veut parler d’une seule voix pour séduire les investisseurs du Golfe
À quatre mois du Global Entrepreneurship Congress (GEC) prévu à Doha, le réseau Global Entrepreneurship Network Cameroon engage une nouvelle stratégie pour renforcer la présence des entreprises camerounaises sur la scène internationale. Réuni à Yaoundé le 16 mai 2026, l’écosystème entrepreneurial national a lancé une délégation structurée destinée à attirer financements, partenariats technologiques et opportunités d’affaires au Moyen-Orient.

Le Cameroun veut tourner la page des participations dispersées lors des grands rendez-vous économiques internationaux. À Yaoundé, le bureau camerounais du Global Entrepreneurship Network a annoncé la mise en place d’une délégation nationale coordonnée en direction du Global Entrepreneurship Congress 2026, prévu du 21 au 24 septembre à Doha, au Qatar. Portée par le Managing Director de GEN Cameroon, Fangwa Fabrice Fernand, cette initiative ambitionne de fédérer PME, start-ups et industriels sous une bannière commune afin de mieux valoriser l’expertise locale face aux investisseurs internationaux. L’objectif affiché est clair : donner davantage de visibilité aux entreprises camerounaises et accroître leur capacité à capter des financements étrangers dans un environnement économique mondial de plus en plus compétitif.
L’un des principaux obstacles à la participation des jeunes entreprises africaines dans les grands forums internationaux reste le coût. Pour contourner cette difficulté, GEN Cameroon a conclu plusieurs partenariats avec des structures d’accompagnement économique, notamment la Fondation HELIOS POWER et HIS Cameroon. Grâce à ces accords, une prise en charge de 50 % des frais de participation sera accordée à certaines entreprises sélectionnées. Une mesure destinée à encourager les PME innovantes à intégrer cette mission économique stratégique. Au-delà de l’aspect financier, les entreprises retenues bénéficieront également d’un accompagnement technique portant sur le montage de projets, la préparation des présentations commerciales et les exigences logistiques liées aux échanges internationaux.
Pour la première fois, le Global Entrepreneurship Congress se tiendra au Moyen-Orient, une région devenue incontournable dans les flux mondiaux d’investissement. Le Qatar, qui accueille l’événement, entend renforcer sa place dans l’économie de l’innovation en multipliant les connexions avec les écosystèmes émergents. Pour les entreprises camerounaises, ce rendez-vous représente une occasion de rencontrer des fonds d’investissement, des business angels ainsi que des institutions financières comme la Qatar Development Bank. La délégation camerounaise prévoit également une escale stratégique à Kigali, au Rwanda. Ce passage devrait permettre aux participants de s’imprégner des méthodes de structuration et de gouvernance d’un écosystème entrepreneurial africain souvent cité comme référence sur le continent.
Les organisateurs annoncent un processus de sélection exigeant. Les entreprises candidates devront présenter leurs références, leurs perspectives de croissance ainsi que leurs besoins précis en financement. Les secteurs jugés prioritaires concernent principalement l’innovation technologique, l’agro-industrie, la transformation industrielle et les projets liés à la transition énergétique. Une fois retenues, les structures intégreront plusieurs sessions de préparation destinées à renforcer leur capacité de négociation face aux investisseurs internationaux.
À travers cette initiative, GEN Cameroon souhaite surtout insuffler une nouvelle culture économique fondée sur l’anticipation et la conquête des marchés internationaux. Les promoteurs du projet estiment que le potentiel entrepreneurial du Cameroun reste encore insuffisamment valorisé à l’échelle mondiale, faute d’organisation collective et de réactivité. Le GEC Doha 2026 apparaît ainsi comme une opportunité majeure pour repositionner les entreprises camerounaises dans les circuits internationaux du financement et de l’innovation. Pour les acteurs du secteur privé, le compte à rebours est désormais lancé.



