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Message du Directeur Général de la Socadel  »Patriotisme 237 : Nous tenons l’opportunité de faire autrement et mieux »

Chers collègues,

Le 4 mai 2026 marque un tournant majeur pour notre secteur. Par décision du Président de la République, l’ex-ENEO est redevenue entièrement publique, après vingt-cinq années de concession internationale. Ce choix traduit une volonté claire : renforcer la maîtrise nationale d’un secteur stratégique.

La SOCADEL qui naît aujourd’hui n’est pas une entreprise comme les autres. A la lecture du décret présidentiel, qui mentionne notamment l’élargissement de ses missions opérationnelles, elle est, plus que jamais, la colonne vertébrale du secteur de l’électricité. Elle porte une ambition forte, et cette ambition nous engage collectivement. La SOCADEL, c’est une attente. Et elle repose sur nous !

J’en profite pour saluer tous celles et ceux qui se sont mobilisés pour le succès de la toute première fête de l’Unité sous l’ère SOCADEL. Nous devons normaliser ces manières de travailler…

L’expression « Patriotisme 237 » peut vite sonner creuse. Mais ici, elle devient concrète : désormais, plus qu’avant, dans notre manière de travailler, d’intervenir, de parler aux clients. Sur le terrain, dans les agences…partout.

L’État a fait le choix de s’appuyer sur les femmes et les hommes déjà en place. La meilleure façon d’en être reconnaissants, est de faire le job ! C’est une marque de confiance en nos compétences, en notre expérience, et au travail accompli au fil des années. Un travail souvent fait dans des conditions exigeantes, avec peu de reconnaissance et parfois avec des résultats en deçà des attentes. Nous devons aussi le reconnaître : les attentes vis-à-vis de nous sont élevées, et elles sont légitimes. Les retours de nos clients, notamment à travers l’étude de perception menée en fin 2025, sont sans ambiguïté. Ils attendent un service plus fiable, plus réactif, plus respectueux. Ils veulent plus de considération, une fois de plus, dans notre manière et nos délais d’intervention sur le terrain, nos façons de les servir en agences, de leur parler...

La bonne nouvelle, c’est que nous ne partons pas de rien. L’entreprise a évolué, parfois dans la douleur, mais elle est structurée. Il y a des compétences solides. Des réflexes. Une base solide de conscience du service public. A nous d’en faire quelque chose de concret désormais.

Dans ce contexte, nous n’avons pas de temps d’adaptation prolongé. Nous devons agir, et rapidement. Tous les regards sont posés sur nous. Ils vont nous juger vite. Peut-être durement. Les cent premiers jours seront déterminants. Ils ne suffiront pas à tout transformer, mais ils devront envoyer des signaux clairs : notre capacité à nous organiser, à prioriser et à produire des améliorations visibles.

Notre action s’inscrit dans une trajectoire structurée sur les prochains mois, avec une montée en puissance progressive. Nous devons être orientés résultats, pour faire la différence.

Nous avons identifié trois blocs de priorités :

  • Maîtriser nos dépenses, en renforçant la discipline budgétaire et opérationnelle et en optimisant l’utilisation de nos ressources. Pour parler simplement, nous devons arrêter les fuites, et faire mieux avec le peu que nous avons sans compromettre la qualité.
  • Accroître nos revenus, à travers une meilleure qualité de facturation, un recouvrement plus efficace et une lutte résolue contre la fraude.
  • Améliorer la qualité de service, en agissant sur tous les leviers à notre portée : fiabilité des investissements et des opérations techniques et commerciales, respect des règles de sécurité, délais d’intervention ou réactivité des équipes, qualité de la relation client (délais et fiabilité des communications, courtoisie et considération dans les interactions, etc.)


Chaque action, chaque attitude, à tous les niveaux de l’entreprise, doit contribuer directement et concrètement à ces priorités.

Dans les prochaines semaines, nous dévoilerons la nouvelle identité visuelle qui accompagnera la nouvelle SOCADEL. Nous engagerons un diagnostic organisationnel approfondi, mobiliserons des relais internes à tous les niveaux, et irons à la rencontre des équipes sur le terrain. L’objectif est simple : identifier et comprendre ce qui marche, aligner et agir !

Nous évoluons dans un écosystème où la coordination avec les autres acteurs du secteur est essentielle. Nous comptons sur les pouvoirs publics pour la renforcer et en faire une force motrice. Notre responsabilité collective est engagée dans la qualité du service rendu aux clients. Parce qu’au final, le client refuse de faire la différence. Il veut juste que ça marche.

Je tiens aussi à aborder un point important : celui des femmes et des hommes qui composent cette entreprise.

Les acquis existants seront préservés, conformément aux orientations du Gouvernement. Les discussions relatives à l’actionnariat salarié se poursuivront dans le cadre fixé. Par ailleurs, la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences restera une priorité, avec un accent particulier sur le développement et la reconnaissance des talents internes, ainsi que le renforcement de la formation.

Je souhaite, à ce titre, saluer votre engagement, en particulier vous sur le terrain. Les conditions ne sont pas toujours bonnes. Les moyens pas toujours là. Mais, le travail est fait. Et malgré ça, il va falloir faire plus. C’est la réalité.

Dans cette phase de transformation, nos pratiques, nos procédures et notre mode de fonctionnement vont et doivent changer. Nous devons rapidement intégrer qu’une entreprise privée n’opère pas de la même manière qu’une entreprise publique. Dorénavant, plus que par le passé, chaque acte de mauvaise gestion sera considéré comme une appropriation indue des deniers publics. Qu’il s’agisse d’un achat, de l’utilisation indue d’un compteur, un transformateur, un câble, du carburant, d’un projet mal conduit ou non clôturé, de missions fictives, de dépenses excessives et injustifiées, etc. De telles fautes engagent la responsabilité personnelle des agents concernés et exposent l’entreprise à des conséquences plus larges.

Cela demandera de l’adaptation, de la rigueur et un engagement renforcé et renouvelé.

La crédibilité de la SOCADEL ne se décrétera pas. Elle se construira, jour après jour, à travers la qualité du service que nous rendrons.

Le défi est exigeant. Mais il est à notre portée, si nous avançons avec clarté, discipline et sens des responsabilités.

Alors oui, il faut bouger. Et faire bouger les choses. Dès maintenant.

Oumarou Hamandjoda

Directeur Général

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