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UEMOA : Un parti politique ivoirien refuse l’ECO

En matinée du mardi 25 août 2026, le Renouveau Démocratique a fait une déclaration fracassante en conférence de presse à Abidjan, fustigeant la proposition d’une monnaie Commune en Afrique de l’ouest.

Depuis la terre africaine ivoirienne dans le quartier de la Riviera 2, le leader politique Lamoussa Djinko, a réagi sur cette question qui divise. Il a vivement critiqué l’Eco en plus de fustiger le modèle économique ivoirien, qu’il estime caduque, invitant le pouvoir à revoir sa copie. D’office, l’économiste dira aux médias qu’il n’est pas question d’un simple changement monétaire mais d’une souveraineté des pays d’Afrique de l’ouest.

Une communauté de destin pour laquelle, les dirigeants devraient tenir compte des impacts d’une transition mitigée du CFA vers une monnaie qui divise finalement francophones, anglophones et Lusophones. D’ailleurs la Guinée et le Nigeria vont dans le même sens que lui, au-devant d’une fronde qui abonde dans le même sens que les arguments similaires à ceux du Renouveau Démocratique.

Lamoussa Djinko a prévenu qu’arrimer l’Eco à l’euro maintiendra toujours l’Afrique occidentale dans le sous développement. Mise en garde sera faite, de ne pas limiter pas au seul changement de dénomination la question de l’Eco. Il a aussi pointé du doigt la capacité de la Banque centrale commune dans ce cas, à avoir une importante marge de manœuvre pour agir sur les taux d’intérêts, les financements et la liquidité «. Et d’afficher ses réserves, quant à une maîtrise parfaite du CFA, au cœur de la polémique depuis fin 2016.

Enfin, il fera un clin d’œil à l’AES, estimant que le trio souverain compte dans les relations sous régionales. Pour lui, il faut maintenir un cadre permanent avec la confédération qui vient d’ailleurs de créer son parlement à Niamey, ces jours-ci. Le président du Renouveau démocratique, n’encourage pas les pays de l’Alliance des États du Sahel à avoir leur propre monnaie. Ils doivent plutôt rester dans la zone UEMOA, et le président ivoirien Alassane Ouattara se doit de faire une médiation dans ce sens.

L’opposant Ivoirien s’est voulu plus clair en ces termes : « Mon conseil, c’est de négocier avec l’AES. Ils ont peut-être freiné la liberté d’expression, ce qui est mauvais. Mais ce sont les conséquences d’une situation. Il y a eu 148 coups d’État militaires en Afrique et rien n’a changé sur diverses choses. Ça veut dire que les coups d’État militaires ne nous arrangent pas en réalité. Mais comment faire pour nous rapprocher ? Ce sont ces questions-là qu’il faut débattre entre leaders politiques. »

Cette sortie du Renouveau démocratique remet sur la table, un débat qui continue de diviser la CEDEAO, l’espace monétaire du CFA qui est l’UEMOA, entre chocs souverains et gestions budgétaires locales.

KEITA IDRISSA

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