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Accès à l’eau potable : La station de Japoma s’apprête à changer l’approvisionnement en eau de plus d’un million d’habitants

La réhabilitation et l’extension de la station de production d’eau potable de Japoma entrent dans leur phase finale. Porté par la Cameroon Water Utilities Corporation (Camwater) avec l’appui de partenaires financiers internationaux et de l’État du Cameroun, ce projet stratégique devrait permettre de doubler la capacité de production d’eau dans la capitale économique. Sa mise en service est attendue avant la fin de l’année 2026 et constitue l’un des principaux investissements publics dans le secteur de l’eau potable.

Douala se rapproche d’une amélioration significative de son alimentation en eau potable. Selon les informations communiquées par la Cameroon Water Utilities Corporation (Camwater), les travaux de réhabilitation et d’extension de la station de traitement de Japoma progressent à un rythme jugé satisfaisant, ouvrant la voie à une livraison du projet dans les délais prévus. Inscrite parmi les priorités gouvernementales en matière d’infrastructures hydrauliques, cette opération vise à répondre durablement à la forte croissance démographique de la capitale économique et à la demande croissante en eau potable dans les zones urbaines et périurbaines.

Le projet bénéficie d’un financement conjoint de l’État du Cameroun et de partenaires internationaux, notamment l’institution norvégienne Export Finance Norway (Eksfin). La maîtrise d’ouvrage est assurée par Camwater, sous la supervision technique du ministère de l’Eau et de l’Énergie, tandis que l’entreprise norvégienne Inrigo AS pilote les aspects techniques. Cette initiative s’inscrit dans le Programme prioritaire quinquennal d’investissement 2023-2027 ainsi que dans le Plan stratégique de développement de Camwater pour la période 2026-2030. Elle contribue également à l’atteinte de l’Objectif de développement durable n°6 consacré à l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement.

L’enjeu majeur du projet réside dans le renforcement des capacités de production de la station de Japoma. À terme, l’usine passera d’une capacité journalière de 55 000 m³ à 123 000 m³ d’eau potable, soit une augmentation de plus de 120 %. Cette montée en puissance devrait améliorer considérablement la desserte dans plusieurs quartiers de Douala ainsi que dans certaines localités périphériques. Plus d’un million de personnes sont attendues parmi les bénéficiaires directs de cette nouvelle infrastructure. Les autorités tablent sur une progression du taux de desserte en eau potable à environ 65 % dès la mise en service du projet, avec pour ambition d’atteindre 85 % à l’horizon 2032 dans les zones urbaines et périurbaines concernées.

Les travaux couvrent l’ensemble du système de production et de distribution. Ils comprennent notamment la réhabilitation du chenal d’eau douce Massoumbou-Japoma, la modernisation des prises d’eau sur le fleuve Dibamba ainsi que la reconstruction des stations de pompage d’eau brute. Le projet prévoit également la construction d’une nouvelle unité de traitement reposant sur des technologies de prétraitement et de filtration membranaire. Une station de refoulement capable d’acheminer jusqu’à 68 000 m³ d’eau traitée par jour viendra compléter le dispositif.

Parallèlement, plusieurs équipements de soutien sont en cours d’installation, notamment des réservoirs de stockage, des systèmes de comptage, un dispositif de supervision numérique (SCADA), des installations électriques de puissance et un groupe électrogène de secours destiné à sécuriser l’exploitation.

Au-delà de l’amélioration de l’accès à l’eau potable, les promoteurs du projet mettent en avant ses impacts sur la santé publique et le développement économique. L’augmentation de la disponibilité de l’eau devrait contribuer à réduire les maladies d’origine hydrique tout en améliorant les conditions de vie des populations. Le chantier favorise également la création d’emplois et le transfert de compétences techniques grâce à la collaboration entre les équipes camerounaises et les experts internationaux mobilisés sur le projet. Avec une durée d’exécution fixée à 24 mois, la modernisation de la station de Japoma apparaît ainsi comme l’un des leviers majeurs de la stratégie gouvernementale visant à renforcer durablement l’accès à l’eau potable dans la métropole économique camerounaise.

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