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Bus Rapid Transit : La mise à jour du plan de réinstallation relance le chantier du transport

La Communauté urbaine de Douala s’apprête à confier au groupement TESID-Enda International la révision du Plan d’action de réinstallation des populations impactées par le projet de Bus Rapid Transit (BRT). Cette mission, évaluée à près de 100 millions de FCFA, constitue une étape décisive pour la poursuite de ce vaste programme de mobilité urbaine financé principalement par la Banque mondiale.

Le projet de Bus Rapid Transit (BRT) de Douala franchit une nouvelle étape administrative. La Communauté urbaine de Douala (CUD) a annoncé son intention d’attribuer au groupement Technologies & Expertise for Sustainable and Inclusive Development (TESID) et Enda International le marché portant sur l’actualisation du Plan d’action de réinstallation (PAR) des personnes affectées par le futur corridor de transport rapide. Le contrat, dont le montant négocié atteint 98,27 millions de FCFA TTC, s’inscrit dans le cadre du Projet de mobilité urbaine de Douala (PMUD), soutenu financièrement par la Banque mondiale à travers un mécanisme combinant prêt et crédit concessionnel. L’intervention du cabinet retenu consistera notamment à réévaluer les impacts sociaux et économiques du projet, à identifier les populations concernées et à actualiser les dispositifs d’indemnisation et d’accompagnement prévus avant le lancement des travaux.

Selon les résultats communiqués par la CUD, le groupement TESID-Enda International est arrivé en première position à l’issue de la procédure de sélection. Plusieurs autres cabinets figuraient parmi les candidats, notamment GEST SARL, IDEA Consult associé à Studi Cameroun, Oréade-Brèche en partenariat avec Kahima Development ainsi qu’Insuco Gabon. La procédure a toutefois connu plusieurs ajustements. GEST SARL n’a pas atteint le seuil technique exigé, tandis qu’IDEA Consult-Studi Cameroun s’est retiré du processus. Quant aux autres soumissionnaires présélectionnés, ils n’ont pas été appelés à déposer d’offres techniques, conformément aux règles de sélection fondées sur les qualifications des consultants.

Pour les autorités locales comme pour les bailleurs de fonds, l’actualisation du PAR représente un préalable incontournable à la poursuite du projet. Les opérations de réinstallation et de compensation des personnes concernées figurent parmi les aspects les plus sensibles des grands projets d’infrastructures urbaines. Cette étape vise à sécuriser juridiquement et socialement les emprises nécessaires à l’aménagement du corridor BRT. Elle doit également permettre de tenir compte de l’évolution de la situation des populations et des activités économiques susceptibles d’être affectées par les travaux.

Le dossier avait déjà contribué à ralentir le calendrier initial du projet. Les autorités avaient précédemment indiqué que les opérations d’identification des bénéficiaires et de versement des compensations nécessiteraient une mobilisation d’environ 12 milliards de FCFA par l’État camerounais.

Considéré comme l’un des projets structurants de la métropole économique camerounaise, le BRT ambitionne de répondre aux défis croissants de mobilité dans une ville marquée par une urbanisation rapide, l’allongement des distances domicile-travail et une congestion chronique du trafic. Le coût global du programme est estimé à 335,3 milliards de FCFA. L’essentiel du financement est assuré par la Banque mondiale, tandis qu’une participation du secteur privé est également envisagée dans le cadre de partenariats public-privé. L’État, pour sa part, doit prendre en charge les dépenses liées aux indemnisations foncières et sociales.

Réuni à Douala au début de l’année 2026, le comité de pilotage du PMUD a validé le lancement des premières opérations sur le terrain. Une première phase de travaux, portant notamment sur les voies de rabattement connectées au futur corridor, devrait mobiliser près de 4,7 milliards de FCFA. L’attribution prochaine du marché d’actualisation du PAR apparaît ainsi comme un signal important pour la concrétisation du projet. En levant progressivement les contraintes sociales et foncières, la CUD espère créer les conditions nécessaires au démarrage effectif du premier système de transport collectif de masse moderne de la capitale économique camerounaise.

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