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Lutte contre la corruption : L’Afrique du Commonwealth veut harmoniser les approches et intégrer l’intelligence artificielle

À Yaoundé, la 16e conférence régionale des chefs des agences anti-corruption des pays africains membres du Commonwealth s’est ouverte le 4 mai 2026, appelant à une action concertée contre la corruption. Cet événement majeur qui réunit plus de 80 participants de 21 pays, axe ses travaux sur l’utilisation de l’intelligence artificielle pour renforcer la transparence et la responsabilité sur le continent.

Inscrite dans la continuité des efforts de coopération, notamment après la réunion de 2025 au Cap, et témoignant du rôle du Commonwealth dans l’appui aux processus de bonne gouvernance au Cameroun et en Afrique. La conférence qui se déroule du 04 au 08 mai 2026 apparaît comme une plateforme de convergence des stratégies nationales. En effet, l’ensemble des pays qui participent aux travaux, partagent une similarité de réalités, celle-ci est marquée par la persistance de pratiques illicites. Lesquelles fragilisent la gouvernance publique, réduisent l’efficacité des politiques de développement et altèrent la confiance des citoyens envers les institutions.

Dans un contexte africain marqué par des attentes constantes en matière de gouvernance. La conférence de Yaoundé revêt un tour autre enjeu, celui du renforcement de la coopération opérationnelle entre agences anti-corruption. Car, face à un accroissement des flux financiers illicites associé à la criminalité économique qui dépasse souvent les frontières nationales. Mutualiser l’information, les outils d’investigation et les bonnes pratiques devient un impératif. D’où les travaux de Yaoundé projettent de poser les bases d’un réseau plus structuré et plus réactif entre les organes de contrôle.

Si Rose Mbah Acha, ministre déléguée auprès du Contrôle supérieur de l’État, représentant le Président Paul Biya, a présenté les efforts entrepris par les pouvoirs publics. Soulignant au passage l’engagement du pays à utiliser des solutions technologiques et la transformation numérique pour réduire la fraude. En Afrique du Commonwealth, la question de l’efficacité des dispositifs juridiques et institutionnels reste un défi majeur.

D’ailleurs sur le terrain, l’existence de cadres légaux au sein des États membres et leur application se veulent inégales. Une contrainte qui fait de Yaoundé, un espace pour une évaluation comparative des systèmes multi-pays. Objectifs : Identifier les failles structurelles et proposer des mécanismes de renforcement adaptés aux réalités locales.

Globalement, au soir du 08 mai, la 16ème conférence régionale des Chefs d’institutions de lutte contre la corruption des pays membres du Commonwealth aura livré la cohérence des stratégies anti-corruption et la capacité collective des États à transformer les engagements en résultats concrets. Au-delà, une feuille de route pourrai être adoptée ; structurant dans le même temps l’implication de la société civile, des médias et des lanceurs d’alerte, qui réuni en un bloc, constituent des leviers indispensables pour renforcer l’efficacité des politiques publiques sur le continent.

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