Minim Martap : Les premières locomotives chinoises arrivent pour préparer l’exportation de la bauxite
Le projet de bauxite de Minim Martap, porté par Camalco, filiale camerounaise de l’australien Canyon Resources, entre dans une phase plus concrète avec l’arrivée imminente de sept locomotives fabriquées par le groupe chinois CRRC Corporation. Ces équipements doivent renforcer le dispositif ferroviaire destiné au transport du minerai entre l’Adamaoua et le port de Douala, alors que les investissements logistiques s’accélèrent autour du futur complexe minier.

Le chantier logistique du projet de bauxite de Minim Martap franchit un nouveau cap. Sept locomotives diesel commandées par Camalco sont annoncées au port de Douala dans les prochaines semaines, selon des informations relayées par le transporteur maritime COSCO Shipping. Ces machines font partie d’un contrat global portant sur 22 locomotives conclu avec le constructeur chinois CRRC. Elles doivent servir au transport du minerai extrait dans la région de l’Adamaoua vers les infrastructures portuaires de Douala, point de sortie stratégique des futures exportations. L’arrivée de ce premier lot illustre l’accélération progressive du projet minier, longtemps resté au stade des annonces et des négociations financières.
Le projet Minim Martap ambitionne d’atteindre une production annuelle estimée à 10 millions de tonnes de bauxite. Pour soutenir ce volume, le promoteur mise sur un important dispositif ferroviaire développé en partenariat avec Camrail. Selon les données disponibles, près de 176,8 milliards de FCFA ont déjà été engagés pour l’acquisition du matériel roulant, sur une enveloppe totale évaluée à 252,6 milliards de FCFA. Cet investissement couvre notamment les locomotives et les wagons nécessaires au transport du minerai. Dans cette dynamique, une première commande de 560 wagons ouverts a été passée auprès du groupe indien Texmaco Rail & Engineering. Une option supplémentaire portant sur 1 040 wagons additionnels pourrait être activée progressivement au cours des prochaines années.
Au-delà du matériel roulant, l’enjeu réside aussi dans la modernisation des infrastructures ferroviaires existantes. Le promoteur devra financer plusieurs travaux jugés prioritaires sur certaines sections du réseau afin de sécuriser l’acheminement du minerai jusqu’au littoral. Le projet prévoit également la connexion du site minier au réseau ferroviaire national, condition indispensable pour assurer la fluidité des futures opérations d’exportation. Avec l’arrivée prochaine des premières locomotives, Minim Martap affiche ainsi des signes tangibles d’avancement industriel. Après les accords de financement et les contrats techniques, le projet semble désormais entrer dans une phase opérationnelle plus visible, centrée sur la mise en place de sa chaîne logistique et ferroviaire.



