Pertes post-récolte : La Côte d’Ivoire va construire 80 entrepôts de stockage à 50 milliards FCFA
Le ton de ce projet a été donné le 14 février 2026 par L’Union des sociétés coopératives agricoles de Côte d’Ivoire (USCOCI‑COOP‑CA). Financé par Rascom, un consortium financier international d’origine australienne basé au Cap en Afrique du Sud. L’initiative vise non seulement à améliorer la conservation, la valorisation et la commercialisation des produits agricoles, mais aussi à améliorer les revenus des producteurs.

Le secteur agricole ivoirien contribue à 15 % au PIB et emploie près de 46 % de la population active. Malgré cette contribution notoire, le secteur reste confronté au défi de la gestion des pertes post récolte, ce qui impacte les revenus des producteurs, tout en exerçant une pression sur les ambitions de sécurité alimentaire.
En vue d’accompagner et soutenir les efforts engagés par gouvernement et ses partenaires pour réduire les pertes post‑récolte ; les coopératives montent au créneau. Des informations relayés l’Agence ivoirienne de presse (AIP), le premier entrepôt, d’une capacité totale de 9 000 tonnes, sera implanté sur un site de deux hectares situés à Toutoubré, près de Gagnoa. Il sera principalement dédié au stockage et au traitement du cacao, du café, de l’anacarde et des cultures vivrières.
À en croire, Gomé Gnohité Hilaire, Directeur général de l’USCOCI‑COOP‑CA, une association qui regroupe 157 coopératives et 70 000 producteurs à travers le pays, « Ces entrepôts permettront à la coopérative de mobiliser des financements pour acheter les productions de ses membres, les stocker dans de meilleures conditions et limiter ainsi les pertes post‑récolte ».
Pour rappel, la FAO révèle qu’en Afrique subsaharienne, les pertes post‑récolte sont estimées à environ 20 % pour les céréales, 40 à 50 % pour les plantes racines, les fruits et les légumes, 27 % pour les oléagineux, la viande et le lait, et 33 % pour le poisson.



