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Accès à l’eau potable : Une augmentation d’offre de distribution de 180 000 m³ d’eau par jour à Yaoundé et ses environs

Le Projet de Reconfiguration du Réseau d’Alimentation en Eau Potable de la ville de Yaoundé et de ses environs devrait fortement impacter sur l’offre de distribution. Grâce à une capacité d’absorption et de distribution du réseau en hausse d’environ 180 000 m3, laquelle passera à 480 000 m³ d’eau par jour contre environ 300 000 m³ actuellement. La capitale politique du Cameroun et les villes environnantes devraient être suffisamment arrosées en eau potable.

Gaston Eloundou Essomba, le ministre de l’Eau aux côtés de Blaise Moussa, le directeur général de la Cameroon Water Utilities Corporation, ont le 25 juin 2026 dans la localité de Minkoameyos, arrondissement de Yaoundé 7, procédé à la pose de la première pierre du projet de reconfiguration du réseau d’alimentation. Un projet stratégique porté par l’Etat camerounais qui a fait de l’accès à l’eau potable, une priorité absolue au regard de la Stratégie nationale de développement 2020-2030.

Les populations de Yaoundé, Soa, Akak, Mfou, Bikok et Mbankomo, notamment celles qui ne disposent pas encore d’un accès régulier à l’eau potable ou qui subissent encore des perturbations de service se verront arrosées d’eau dans les 36 mois prochains mois. En cause, le projet de reconfiguration du réseau d’alimentation en eau potable de la ville de Yaoundé et de ses environs qui devrait faire de nombreux bénéficiaires. Parmi eux, les abonnés non domestiques que sont : les établissements scolaires, universitaires, hospitaliers, administratifs, commerciaux et industriels.

Inscrit dans la vision du Président de la République, Paul Biya visant à garantir durablement l’accès des populations à une eau potable de qualité, en quantité suffisante et à un coût socialement acceptable. Le projet lancé par les autorités camerounaises nourrit des objectifs multiples. Au-delà de porter la capacité d’absorption et de distribution du réseau à 480 000 m³ d’eau par jour contre environ 300 000 m³ actuellement. Il est aussi question d’optimiser l’intégration des productions issues des stations de Batchenga (PAEPYS), d’Akomnyada et de la Mefou ; d’éliminer progressivement les rationnements d’eau ; garantir une pression minimale de 1,5 bar sur l’ensemble du réseau.

De plus, d’autres enjeux se greffent notamment la réalisation de 30 000 nouveaux branchements sociaux et ordinaires ; la réduction significative des pertes physiques et commerciales d’eau. Par ailleurs, les objectifs sont de faire progresser le rendement technique du réseau de 52 % à 75 % ; renforcer la qualité et la continuité du service public de l’eau potable ; accompagner l’urbanisation rapide de la capitale ; enfin, accroître les performances financières et opérationnelles de la Cameroon Water Utilities Corporation.

Un projet exécutable en 03 lots

Les travaux du Projet de Reconfiguration du Réseau d’Alimentation en Eau Potable de la ville de Yaoundé et de ses environs seront exécutés par plusieurs entreprises internationales de référence notamment les PUTMAN – PHOENIX ENVIRONNEMENT pour les lots 1 et 2.1 ; ASPAC TECHNICS pour le lot 2.2 et enfin l’italien GRUPPO ATURIA pour le lot 3.

À en croire la fiche technique du projet, des travaux spécifiques seront engagés pour les différents lots.

Dans le détail, pour les lots 1 et 2.1, l’on note la création de trois grandes zones de distribution périphériques. Celles-ci comprennent Abomé (Sud) avec la construction d’une station de pompage de 1 150 m³/h et d’un réservoir de 5 000 m³ ce qui permettra de desservir les localités de Minkan, Odza, Abomé et le corridor de Nsimalen. Quant à la zone de Zibi Antenne (Sud-Ouest), il sera question de construire une station de pompage de 1 450 m³/h et un réservoir de 4 500 m³. Des capacités idéales pour actionner la desserte des quartiers Mendong, Simbock à Yaoundé et les localités environnantes de Nomayos et Mbankomo.

Outre les travaux généraux portant sur la pose de 85 kilomètres de conduites primaires et secondaires ; le renouvellement des canalisations vétustes en fonte grise et acier ; puis la réduction substantielle des pertes d’eau. La consistance. Dans le secteur Ouest à Minkoameyos, la consistance des travaux portera sur la construction d’un réservoir de 3 750 m³ et le renforcement de la desserte à Oyomabang, Nkolbisson, Mbalgong et les quartiers environnants.

Contrairement au lot 2.2 du belge ASPAC TECHNICS où il s’agira de poser 62 kilomètres de conduites en PVC, PEHD et fonte ; de renforcer et étendre les réseaux d’Atemengue, Etoug-Ebé, Minkoameyos et Zibi Antenne. Sans oublier la sécurisation du transfert des eaux du PAEPYS entre la conduite Etoudi – Nkoayos Dr 11,5 km (Ø 1 000 mm) ; Grande Mosquée – Messa longue 1,5 km (Ø 800 mm).

L’italien GRUPPO ATURIA va se consacrer à divers travaux au niveau du lot 3. Ceux-ci comprennent la pose de 300 kilomètres de conduites tertiaires en PEHD ; la fourniture de 30 000 kits complets de branchements ; le renforcement de l’accès à l’eau potable dans les quartiers densément peuplés et les zones en expansion.

Un projet à fort impact socio-économique

Face à la demande croissante, source d’une démographie galopante. La pose de la première pierre des travaux du projet de reconfiguration du système d’alimentation en eau potable de la Ville de Yaoundé consacre l’achèvement d’un long processus. C’est surtout « le démarrage d’une grande opportunité, en vue de la mise en œuvre d’actions fortes pour la satisfaction des besoins de nos populations », assure le DG de la Camwater.

Alors que la ville de Yaoundé dispose d’une capacité de production d’environ 485 000 m3 par jour, pour une demande estimée à environ 350 000 m3 par jour, soit un surplus de production. Les impacts attendus du projet se veulent plus grands. À terme, ledit projet permettra entre autres une amélioration significative de la disponibilité de l’eau potable ; une meilleure répartition des volumes produits sur l’ensemble de l’agglomération ;une diminution des interruptions de service.

Plus encore, le gestionnaire du service de l’eau y voit une amélioration des pressions dans les quartiers situés en altitude ; une réduction des pertes d’eau ; une amélioration de la qualité de service offerte aux abonnés ; une augmentation du nombre de ménages raccordés ; puis une contribution directe à la croissance économique et à la création d’emplois.

Si à travers ce projet, le gouvernement camerounais réaffirme sa détermination à faire de l’accès à l’eau potable un droit effectif pour tous et à accompagner le développement harmonieux de Yaoundé et ses environs. La pleine réussite du projet réside dans un travail collaboratif. À en croire le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, en vue de la pleine réussite de cet investissement, les différentes parties prenantes doivent travailler main dans la main et en parfaite synergie afin de faciliter l’exécution des prestations sur le terrain.

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