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Afrique centrale : La BAD et la BDEAC consolident leur alliance pour accélérer les investissements dans la sous-région

En marge des Assemblées annuelles 2026 du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) organisées à Brazzaville, l’institution panafricaine et la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) ont franchi une nouvelle étape dans leur coopération. Les deux partenaires ont signé une lettre d’intention destinée à renforcer les capacités financières de la banque sous-régionale et à soutenir davantage le financement des projets structurants au sein de la CEMAC.

La dynamique de financement du développement en Afrique centrale pourrait connaître une nouvelle impulsion. Réunis à Brazzaville à l’occasion des Assemblées annuelles 2026 de la Banque africaine de développement, les dirigeants de la BAD et de la Banque de développement des États de l’Afrique centrale ont officialisé leur volonté d’approfondir leur collaboration. Le document signé par le président de la BAD, Dr Sidi Ould Tah, et son homologue de la BDEAC, Dieudonné Evou Mekou, ouvre la voie à un partenariat plus étroit destiné à accroître la capacité d’intervention de l’institution financière sous-régionale. L’objectif est de permettre à la BDEAC de disposer de moyens supplémentaires pour accompagner les programmes de développement économique et social dans les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).

Au cœur de cette initiative figure la volonté de renforcer durablement la solidité financière de la BDEAC. L’appui envisagé par la BAD pourrait contribuer à améliorer la solvabilité de l’institution et à accroître sa capacité à mobiliser des financements à long terme sur les marchés. Les deux parties examineront également la possibilité de mettre en place des mécanismes financiers spécifiques, notamment une ligne de crédit susceptible de soutenir des projets publics et privés à fort impact économique. Une telle mesure permettrait de répondre plus efficacement aux besoins de financement des infrastructures, de l’industrialisation et de la transformation économique dans la sous-région.

Cette démarche s’inscrit dans la vision portée par la Nouvelle architecture financière africaine pour le développement (NAFAD), une initiative qui ambitionne de mieux valoriser les ressources financières du continent. L’enjeu consiste à mobiliser davantage l’épargne et les capitaux africains, à réduire les risques perçus par les investisseurs et à favoriser l’émergence de marchés financiers plus profonds et plus intégrés. À travers ce partenariat, la BAD et la BDEAC entendent contribuer à la création d’un environnement plus favorable aux investissements de long terme, indispensables à la transformation structurelle des économies africaines.

L’accord ne se limite pas aux aspects financiers. Il prévoit également un important volet d’assistance technique destiné à améliorer les performances institutionnelles de la BDEAC. La BAD pourrait ainsi mettre à disposition son expertise dans plusieurs domaines stratégiques, notamment l’évaluation et le suivi des projets, la gestion des risques, la gouvernance d’entreprise, les normes environnementales et sociales, ainsi que la structuration des partenariats public-privé. Les questions liées au financement climatique, à la conformité réglementaire, au contrôle interne et à la gestion de trésorerie figurent également parmi les axes de coopération envisagés.

Cette nouvelle étape traduit également l’ambition du président de la BAD de renforcer les synergies entre les institutions financières africaines. Dans sa stratégie de transformation du continent, l’institution panafricaine souhaite jouer un rôle de catalyseur en rapprochant les capitaux publics et privés, les investisseurs africains et internationaux ainsi que les différents acteurs du développement. Au-delà de son rôle traditionnel de bailleur de fonds, la BAD cherche à se positionner comme un acteur capable de réduire les risques, de mobiliser davantage de ressources et de transformer les opportunités économiques en projets bancables.

Créée en 1975, la BDEAC demeure l’un des principaux instruments financiers de la CEMAC, qui regroupe le Cameroun, la République centrafricaine, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad. Le renforcement de son partenariat avec la BAD apparaît ainsi comme un signal fort en faveur d’une intégration économique plus dynamique et d’un financement accru du développement en Afrique centrale.

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