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Infrastructures hydrauliques : La CAMWATER et la BEI relancent leur partenariat pour accélérer les investissements dans l’eau potable

La CAMWATER et la Banque européenne d'investissement (BEI) veulent insuffler une nouvelle dynamique à leur coopération afin d'achever un important programme d'alimentation en eau potable engagé depuis plus d'une décennie. Au-delà de la clôture administrative et financière du projet, cette relance ouvre la voie à de nouveaux financements destinés à renforcer les infrastructures hydrauliques du Cameroun.

La visite du chef de la représentation régionale de la Banque européenne d’investissement (BEI) auprès de la direction générale de la CAMWATER, le 13 juillet à Douala, traduit la volonté des deux partenaires de donner un nouvel élan à leur collaboration. Au cœur des discussions figurait l’achèvement du projet d’amélioration de l’alimentation en eau potable de Yaoundé ainsi que des villes d’Édéa, Bertoua et Ngaoundéré, un programme lancé en 2013 avec l’appui conjoint de la BEI et de l’Agence française de développement (AFD). Les deux institutions ont convenu d’un calendrier de travail visant à finaliser les procédures techniques, administratives et financières nécessaires à la clôture du projet, conformément aux engagements contractuels conclus avec l’État du Cameroun. La CAMWATER sera chargée de conduire les différentes opérations permettant de mener ce processus à son terme.

Au-delà de la clôture du programme en cours, cette rencontre marque surtout une volonté commune de préparer de nouveaux investissements dans le secteur de l’eau potable. Les responsables de la CAMWATER et de la BEI affichent leur ambition de bâtir un partenariat orienté vers le financement de projets structurants capables de répondre à la croissance des besoins des populations. Pour la société publique, cette coopération renouvelée constitue un levier important pour moderniser les infrastructures existantes et améliorer durablement la qualité du service. De son côté, la BEI réaffirme sa disponibilité à poursuivre son accompagnement financier en faveur des priorités définies par l’État camerounais dans le sous-secteur de l’hydraulique urbaine.

Sur le plan économique, cette relance du partenariat dépasse le simple cadre de la coopération institutionnelle. L’accès à des financements concessionnels demeure un enjeu stratégique pour un secteur dont les besoins d’investissement restent considérables. Les infrastructures de production, de traitement et de distribution d’eau nécessitent en effet des ressources financières importantes que les capacités budgétaires nationales ne permettent pas toujours de mobiliser seules. L’aboutissement des projets soutenus par les bailleurs internationaux contribue également à renforcer la crédibilité du Cameroun auprès des partenaires techniques et financiers. La bonne exécution des engagements contractuels constitue un signal positif susceptible de faciliter l’accès à de nouveaux concours financiers pour d’autres programmes d’envergure.

Par ailleurs, l’amélioration de l’accès à l’eau potable produit des effets économiques indirects significatifs. Une meilleure desserte favorise le développement des activités industrielles, commerciales et artisanales, réduit certains coûts sanitaires liés aux maladies hydriques et améliore les conditions de vie des ménages. À long terme, ces investissements participent à l’accroissement de la productivité et au renforcement de l’attractivité des territoires.

Les responsables tiennent toutefois à distinguer ce programme de celui consacré à la reconfiguration du système d’alimentation en eau potable de Yaoundé, dont les travaux ont été officiellement lancés le 25 juin 2026. Bien que le projet engagé en 2013 ait permis des avancées notables, notamment grâce à la station de traitement de la Mefou, il relève d’un dispositif différent. En relançant leur coopération, la CAMWATER, l’État du Cameroun et la BEI affichent ainsi leur volonté de consolider un partenariat appelé à soutenir de nouvelles infrastructures hydrauliques. Une orientation qui pourrait contribuer, dans les prochaines années, à améliorer durablement l’accès des populations camerounaises à un service public de l’eau plus performant et mieux adapté aux besoins d’une urbanisation en constante progression.

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