Performances des entreprises publiques : Le Pari à 06 principes de Blaise Moussa pour la Camwater
Responsabilité, redevabilité, culture du résultat, pilotage par les données, amélioration continue et esprit d’équipe ; Tels sont les grands principes mis en lumière par le Directeur Général de la Cameroon Water Utilities Corporation, Dr Blaise Moussa qui a officiellement lancé le 21 juillet 2026 à Yaoundé, l’atelier national stratégique de relèvement des performances de l’entreprise éponyme. Objectifs affichés : bâtir ensemble une Camwater plus performante, plus moderne, plus efficace et davantage tournée vers la satisfaction des besoins de la population.

Face à un environnement mondial où les grandes organisations ne se transforment pas sous l’effet du hasard. Analyser la trajectoire, évaluer les résultats, remettre en question les pratiques et construire des solutions permettant de franchir un nouveau palier, deviennent des impératifs pour booster la performance et répondre aux besoins des populations. D’où l’ensemble des cadres dirigeants de la Cameroon Water Utilities Corporation vont du 21 au 24 juillet 2026 à Yaoundé, élaborer les contours d’un pacte de performance. Si Blaise Moussa, le Dg de la Camwater reconnaît que des défis demeurent, il insiste cependant sur un fait, il faut inscrire durablement l’entreprise publique dans une culture de la performance fondée sur des principes simples mais exigeants.
Selon lui, six principes majeurs forgent la performance, « Le premier principe est la responsabilité. Chaque responsable est pleinement comptable des résultats de la structure qui lui est confiée. Le deuxième principe est la redevabilité. Toute responsabilité implique l’obligation de rendre compte, avec transparence, objectivité et régularité. Le troisième principe est la culture du résultat. Nous ne mesurerons plus uniquement les moyens engagés, mais les résultats effectivement obtenus et leur impact sur la qualité du service.
Le quatrième principe est le pilotage par les données. Nos décisions devront être éclairées par des indicateurs fiables, des tableaux de bord actualisés et des analyses objectives. Le cinquième principe est l’amélioration continue. Chaque difficulté devra être analysée comme une opportunité de progresser. Chaque succès devra être partagé afin d’inspirer l’ensemble de l’entreprise. Enfin, le sixième principe est l’esprit d’équipe. ».
La Cameroon Water Utilities Corporation reste donc déterminée à inscrire son action dans les rouages de la performance optimale. D’ailleurs le directeur général rappelle sans ambages, « Cette responsabilité nous honoré. Mais elle nous oblige. Elle nous impose un niveau élevé d’exigence, de rigueur et de professionnalisme. Elle exige que chacune de nos décisions soit guidée par un seul objectif : améliorer durablement le service rendu aux usagers ».
Un service public freiné par des actes scandaleux
La Cameroon Water Utilities Corporation est investie d’une mission républicaine qui touche directement au bien-être des populations ; participe à la compétitivité de l’économie ; contribue à la réalisation des Objectifs de Développement Durable puis accompagne la politique de décentralisation, l’industrialisation et l’aménagement équilibré du territoire national.
Et malgré la modernisation des réseaux, le renforcement des ouvrages de production, la digitalisation de plusieurs processus de gestion, la simplification de certaines procédures commerciales, l’amélioration progressive de l’organisation interne ainsi que le renforcement des moyens mis à la disposition des structures opérationnelles. Une série d’entraves mettent en péril l’action de l’entreprise.
Sur le terrain, le rendement des réseaux reste encore insuffisant. Les pertes d’eau, qu’elles soient techniques ou commerciales, continuent de peser sur les performances.
Les branchements frauduleux, les consommations non comptabilisées et certaines pratiques contraires aux règles internes de gestion continuent d’affecter durablement les recettes. Au-delà d’une facturation qui ne couvre pas encore l’ensemble des volumes effectivement distribués. Le recouvrement des créances demeure perfectible sans oublier ces disparités importantes qui persistent entre les performances des différentes structures déconcentrées.



