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Gestion sociale : La Camwater solde 4,54 milliards de FCFA d’arriérés d’indemnités de fin de carrière

La Cameroon Water Utilities Corporation affirme avoir apuré l’ensemble de ses engagements sociaux envers son personnel, dont 391 millions de FCFA récemment versés à 311 retraités. Cette annonce intervient alors que l’entreprise poursuit plusieurs projets d’infrastructures hydrauliques, notamment la réhabilitation et l’extension de la station de Japoma, à Douala.

La CAMWATER annonce avoir soldé ses arriérés d’indemnités de fin de carrière (IFC), pour un montant cumulé de 4,54 milliards de FCFA sur la période 2016-2026. L’entreprise publique chargée de la distribution de l’eau potable au Cameroun a officialisé cette avancée sociale le mercredi 21 octobre 2026, à l’occasion d’une rencontre organisée à la station de Japoma, à Douala, à l’initiative de la Synergie des syndicats de l’entreprise. Selon les données communiquées par la direction générale, le dernier règlement porte sur 391 millions de FCFA au bénéfice de 311 anciens employés, dont 83 femmes et 228 hommes. Les paiements sont disponibles auprès des établissements bancaires des bénéficiaires.

Plus de 4,5 milliards de FCFA d’engagements apurés

Le bilan présenté par la CAMWATER fait état d’un stock d’arriérés de 1,199 milliard de FCFA au 1er octobre 2022, correspondant aux droits accumulés entre janvier 2016 et octobre 2022. À ce montant s’ajoutent 3,34 milliards de FCFA d’engagements enregistrés entre octobre 2022 et octobre 2026. Au total, 4,539 milliards de FCFA auraient ainsi été réglés au titre des indemnités de fin de carrière. La direction générale attribue cette évolution au redressement organisationnel et financier de l’entreprise, au dialogue avec les partenaires sociaux, ainsi qu’aux appuis du gouvernement et des partenaires institutionnels.

Des régularisations ont également été effectuées auprès de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS), selon la même source, afin de renforcer la couverture sociale des personnels en activité et des retraités. Lors de la cérémonie, Thomas Ndoyo, présenté comme le doyen des syndicalistes actifs de l’entreprise, a salué les mesures prises en faveur des travailleurs et les investissements engagés dans le secteur de l’eau potable. Le directeur général, Blaise Moussa, et son adjointe ont pris part à cette rencontre, qui a réuni responsables syndicaux, représentants d’associations de consommateurs et délégués du personnel.

Japoma : la capacité de production visée à 123 000 m³ par jour

Au-delà du volet social, la rencontre a permis aux participants de visiter le chantier de réhabilitation et d’extension de la station de production d’eau potable de Japoma. Ce projet, développé notamment avec le concours de partenaires norvégiens et de l’entreprise INRIGO AS, doit porter la capacité de production de l’usine de 55 000 à 123 000 m³ par jour. Les travaux comprennent notamment la réhabilitation des prises d’eau brute de Dibamba et de Massoumbou, ainsi que l’installation de nouvelles unités de traitement par filtration membranaire. L’objectif est d’accroître les volumes disponibles pour desservir plusieurs quartiers de Douala, dont Japoma, Logbaba, Nyalla et Yassa. La mise en service est annoncée avant la fin de 2026.

Branchements et modernisation des réseaux

Parallèlement, la CAMWATER poursuit son programme de 200 000 branchements neufs, destiné à faciliter l’accès à l’eau potable dans les zones urbaines et périurbaines. Le dispositif prévoit le déploiement de kits de branchement et de compteurs, ainsi que le recrutement de tâcherons et de techniciens locaux pour les opérations de terrain. L’entreprise met également en avant la modernisation des réseaux d’eau à Yaoundé, notamment dans le cadre du PUMIP, avec des interventions sur les conduites et le déploiement de systèmes de télégestion destinés à améliorer le suivi des installations et à limiter les pertes.

À ces investissements s’ajoutent la création annoncée de 98 agences commerciales, le renouvellement des équipements opérationnels et la digitalisation des processus de gestion commerciale. L’apurement des droits sociaux constitue un jalon dans l’amélioration du climat interne. Le défi reste désormais de traduire ces avancées administratives et financières en gains durables de performance, de qualité de service et de continuité de l’approvisionnement en eau potable pour les usagers.

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