Développement durable : La FAO prépare un nouveau projet dédié à la restauration des paysages dans le Nord et l’Extrême-Nord au Cameroun
Sous l’égide de l’État du Cameroun, en partenariat avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et avec l’appui du Fonds pour l’environnement mondial (GEF). Les différents sectoriels se sont réunis du 23 au 24 juillet 2026 à Yaoundé pour élaborer la feuille de route projet qui permettra de répondre aux défis de la dégradation des terres, la perte de biodiversité et des effets du changement climatique dans les régions indiquées en amont.

La gestion intégrée des paysages, la protection de la biodiversité et la résilience face à la sécheresse dans les régions du Nord et de l’Extrême-Nord préoccupent grandement. Pour progressivement répondre à ces derniers. Institutions gouvernementales, organisations de la société civile, partenaires techniques et financiers puis les acteurs engagés dans le développement durable et la gestion des ressources naturelles se sont accordé sur le contours de la phase préparatoire du projet GF8.
Selon les informations rendues publiques par la FAO, celle-ci comprendra la réalisation des études techniques, les consultations des parties prenantes et l’affinement de la conception du projet, notamment sa théorie du changement, son cadre de résultats, ses modalités de mise en œuvre et les possibilités de cofinancement.
Évoquant au cours de l’atelier de Yaoundé, le contenu concret du projet « Gestion intégrée des paysages, utilisation durable de la biodiversité et résilience à la sécheresse dans les régions du Nord et de l’Extrême-Nord du Cameroun ». Fidèle Kegni, qui prenait la parole au nom du Directeur Général de la FAO, Qu Dongyu révèle l’idée derrière le GF8 est de « soutenir les efforts nationaux de restauration des paysages dégradés, promouvoir une gestion durable des terres, préserver la biodiversité, développer les chaînes de valeur du bambou et des produits forestiers non ligneux, tout en renforçant la résilience des communautés face aux risques climatiques, notamment la sécheresse ».
Dans un contexte où le Cameroun compte véritablement accélérer ses engagements climatiques et environnementaux en matière de lutte contre le changement climatique et la préservation de la biodiversité. Au ministère de l’environnement, de la protection de la nature et du développement durable (Minepded), l’on assure que le projet GF8 répondra à plusieurs objectifs.
D’abord celui du Bonn Challenge, un effort mondial visant à restaurer 150 millions d’hectares de terres dégradées et déboisées d’ici 2020 et 350 millions d’hectares d’ici 2030. À côté de l’engagement pris par le pays dans le cadre de l’initiative AFR 100, un partenariat panafricain ambitieux qui vise à restaurer 100 millions d’hectares de terres dégradées et deboisées en Afrique d’ici 2030. Le MINEPDED évoque aussi l’objectif national de réduction de 25 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030.
Globalement le projet en gestation se veut être une réponse non seulement aux ambitions internationales et nationales projetant d’enrayer la perte de biodiversité d’ici 2030. Mais aussi, l’enjeu phare est de parvenir à une coexistence harmonieuse avec la nature à l’horizon 2050.



