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Infrastructures hydrauliques : La modernisation de la principale station d’eau de Douala entre dans sa phase décisive

Alors que la pression démographique et l’expansion urbaine accentuent les besoins en eau potable dans la capitale économique camerounaise, les travaux de réhabilitation et d’extension de la station de traitement de Japoma franchissent une nouvelle étape. Une visite de terrain du directeur général de la CAMWATER, Blaise Moussa, a permis d’évaluer l’état d’avancement du chantier et de mettre l’accent sur les enjeux de sécurisation foncière, de modernisation des équipements et de préparation de l’exploitation future de cette infrastructure stratégique.

La station de traitement de Japoma est appelée à jouer un rôle central dans le renforcement de l’alimentation en eau potable de Douala, une métropole dont la croissance démographique exerce une pression constante sur les infrastructures publiques. À l’occasion d’une inspection menée le 6 juin, le management de la Cameroon Water Utilities Corporation (CAMWATER) a constaté une progression jugée satisfaisante des travaux engagés sur le site.

Les différentes composantes du projet, notamment les installations de prétraitement, les unités de traitement chimique, le système d’ultrafiltration ainsi que les ouvrages de stockage et de pompage, affichent des niveaux d’exécution conformes aux objectifs fixés. Les équipements attendus pour finaliser certains segments du projet devraient être réceptionnés dans les prochaines semaines. Cette évolution constitue un signal positif pour les autorités, qui cherchent depuis plusieurs années à réduire les déficits de desserte en eau observés dans plusieurs quartiers de la capitale économique.

Au-delà de l’augmentation des capacités de production, le projet introduit des technologies modernes de traitement destinées à améliorer la qualité de l’eau distribuée aux ménages et aux entreprises.

L’intégration de l’ultrafiltration représente un investissement stratégique dans un contexte où les exigences sanitaires deviennent plus élevées et où les opérateurs sont confrontés à la dégradation progressive de certaines ressources en eau. Cette modernisation devrait permettre à la CAMWATER d’améliorer ses performances opérationnelles tout en limitant les pertes liées aux interruptions de service. Pour les acteurs économiques de Douala, la disponibilité d’une eau de meilleure qualité constitue également un facteur de compétitivité, notamment pour les industries agroalimentaires, les services de santé et les activités portuaires.

L’une des principales préoccupations soulevées lors de la visite concerne la protection du patrimoine foncier de la société publique. Face à l’urbanisation rapide qui caractérise les périphéries de Douala, les risques d’occupation irrégulière des emprises techniques apparaissent comme une menace réelle pour la pérennité des investissements réalisés.

Une mission spécifique a ainsi été chargée de procéder à un état des lieux détaillé des limites foncières du site afin d’identifier les mesures nécessaires à leur sécurisation. Cette démarche s’inscrit dans une logique de prévention des conflits d’usage et de préservation des possibilités d’extension futures. Parallèlement, des mesures de protection des conduites et des installations sont envisagées afin de réduire les risques de dégradation liés aux activités humaines et au trafic routier.

Au-delà de son impact social, le projet de Japoma possède une dimension économique majeure. L’amélioration de l’accès à l’eau potable contribue directement à la productivité des entreprises, à la réduction des coûts liés aux solutions alternatives d’approvisionnement et à l’attractivité globale de la métropole économique. La réhabilitation des infrastructures existantes, la création de nouvelles capacités de stockage et le renforcement des compétences techniques des équipes de suivi traduisent également la volonté de préparer l’exploitation à long terme de l’ouvrage.

Dans un contexte où les besoins en infrastructures urbaines augmentent plus rapidement que les investissements disponibles, le chantier de Japoma apparaît comme l’un des projets structurants susceptibles d’accompagner durablement la transformation économique de Douala. Son aboutissement pourrait constituer une étape importante dans la réduction du déficit d’accès à l’eau potable et dans l’amélioration du cadre de vie de plusieurs centaines de milliers d’habitants.

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